L’ordre du jour du conseil municipal du 18 février ne prévoyait pas de grands sujets controversés, nous pensions avoir une séance relativement consensuelle et terminer relativement tôt pour l’épisode de la nouvelle saison du Docteur House. Mais une fois de plus, plus la séance avançait, plus l’inquiétude ne cessait de croire car, avec cette majorité trop sûre d’elle-même, le pire est toujours certain.
Travaux, travaux, travaux
En effet, toute une série de travaux ont été soumis à l’approbation des élus : travaux de voirie, d’éclairage public, d’eau potable et d’assainissement. Les questions, que j’avais préparées à l’origine,se portaient sur le fait de savoir si ces programmmes intégraient bien une démarche de développment durable dans l’esprit de l’agenda 21, à la fois pour les matériaux utilisés en voirie et la question de la pollution lumineuse. Il est difficile pour un simple conseiller d’opposition de juger de l’opportunité de travaux et qu’il me faut donc faire confiance a priori dans la justesse des propositions faites par la majorité.
Mais derrière les mots, il y a la réalité
C’est là qu’intervient Bernard Dillmann. Siègeant dans l’opposition dans le groupe “Audace et convictions”, il a été ancien membre ( conseiller délégué aux réseaux et aux déchets urbains) de la majorité de Pierre Strasser, mentor officiel de Claude Sturni. Il a donc la mémoire des dossiers et a été au coeur du système strasser-sturni. Il souligne immédiatement le paradoxe d’utiliser l’adjectif “ambitieux” pour les programmes de voirie qui sont, comme pour les autres travaux, inférieurs aux montants des années précédentes. Remarque que j’avais faite pendant la commission des finances en décembre, ce qui n’a pas empêché les rédacteurs de la majorité de reprendre encore et encore les mêmes termes. Vrai exercice de la méthode Couet.
Merci Bernard
L’ambition se situe dans les fausses annonces, les manipulations de délibérations et le sang froid dans l’annonce de la toute puissance de l’arbitraire majoritaire. En écrivant cette phrase, je me surprends moi-même devant la violence du propos : jamais je n’aurais imaginé voir ce que je vois, comprendre ce que je comprends il y a encore un an. Dans le désordre, Bernard fait remarquer que l’usage voulait qu’il y ait une séparation entre les délibérations proposant des travaux et celles proposant des études. En 2009, il n’en est plus question. Mélange des deux pour gonfler artificiellement les chiffres. Je propose donc pour éviter toute mauvaise interprétation et de risquer l’accusation de mauvaise foi pour la majorité de scinder la délibération sur les travaux d’assainissement en deux l’unepour les travaux, l’autre pour les études. Pas de réponse du maire, ou plutôt absence de réponse vaut confirmation de mon hypothèse !
Super Bernard
Encore lui ! Il révèle que la plan lumière de 2009 qui propose la mise en valeur de la fontaine de l’Hôpital ne fait que reprendre une ancienne délibération jamais réalisée. Etonnement de ma part. Réponse du maire : “c’est inscrit, mais nous ne le ferons pas si nous le décidons” !! Je suis époustoufflé devant cette réponse : je fais ce que je veux quand je veux et où je veux, voilà la politique de monsieur le maire et de sa majorité. Le conseil municipal est une chambre d’enregistrement de projets virtuels à la disposition du plan de communication. Encore une façon de gonfler les chiffres !
Diabolique Bernard
Question de Bernard sur les 300 000 euros pour la réalisation des études préalables au contrat annuel pluriannuel d’assainissement. Quest-ce que découvre l’assemblée? c’est 300 000 correspondent à des sommes nons dépensées mais déjà votées en 2006 et 2007 ( 600 000 et 450 000 de mémoire). Enfin, on n’a pas très bien compris les explications de l’adjoint Erbs qui s’est contredit à plusieurs reprises et qui accuse notamment les partenaires conseil général et agence de l’eau ,d’être à l’origine des retards car il n’y a plus de programme d’assainissement pluriannuel depuis 3 ans semble-t-il alors qu’il y a pour près de 14 millions de travaux à effectuer dans les prochaines années. Là encore j’interviens pour dire qu’il aurait été normal de donner ces indications dans le dossier pour que le conseil puisse donner son avis en toute connaissance de cause. Réponse de Claude Sturni, “j’aurai très bien pu ne rien dire”.
Pauvres conseillers de la majorité
Il est toujours intéressant d’observer les conseillers de la majorité car nous nous rendons bien compte qu’ils découvrent à travers les questions qui sont posées par les oppositions la réalité de la gestion approximative et biaisée des dosssiers. Lorsque j’ai fait part de mon étonnement d’être obligé de voter des crédits supplémentaires sur l’opération IUT car la maîtrise d’oeuvre “a oublié” d’ajouter un linteau et de modifier une porte sectorielle et que légitimement je souhaite connaître la responsabilité de cet oubli, la réponse de l’adjoint est incomplète et nécessite un complément détaillé de Hugues Heinrich ( je vous avoue que je me doutais bien que l’adjoint ne maîtrisait pas le régime de la responsabilité et que Hugues, Mann vom Fach, serait à même de d’établir la vérité). La majorité se rend bien compte que le savoir-faire n’est pas chez les adjoints. Lorsque Denis Garcia interroge l’adjointe chargée des sports Marie-France Steinmetz-Genochio sur le fait de savoir à combien se monte le pourcentage du budget des clubs sportifs l’aide exceptionnele pour leur présence au haut niveau national, elle est dans l’incapacité de répondre. Quelques uns de ses collèque lui viennent en aide sans pour autant fournir des réponses.
Heureusement que Leila Witzmann est là
Soleil et ciel bleue pour Claude Sturni lorsque Leila Witzmann en vient à soutenir fortement la majorité. Elle s’était déjà illustrée il y a quelques mois lorsqu’elle est intervenue après mon intervention sur la politique de soutien au bilinguisme de la ville nominant Haguenau ville en modèle (!!!), ce mercredi elle a franchi un cap supplémentaire. A ma question sur la subvention de 340 000 euros au syndicat des transports de Haguenau et Schweighouse sur Moder où je souhaitais connaître le nombre d’usagers qui utilisent le transport scolaires des écoles élémentaires, les projets de développement des lignes et la nécessité de travailler avec les usagers pour mieux définir les itinéraires, notre collègue ancienne secrétaire de la section PS de Haguenau s’est lancé dans un brillant exposé sur le service public et “a remercié la ville de financer à ce point le transport des enfants”et “en soulignant que l’argent de la municiplaité ne doit pas qu’au développement économique, mais aussi à une mission de service public”. Bravo, mais elle oublie juste que c’est une entreprise privée qui gère la ligne, que c’est bien l’argent des haguenauviens qui la payent et que le service public se doit de fournir la meilleure prestation au meilleur coût possible en concertation avec les usagers.
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merci. j’avoue que je découvre la vie politique de haguenau grâce à votre blog. je suis scotché de ce que je lis car on m’avait dit que claude sturni était plus sympa et ouvert que l’ancien maire. il est temps que les haguenoviens ouvrent les yeux!
chapeau, monsieur lehner. c’est bien la première fois que je vois un homme politique louer un autre qui ne soit pas de son parti. pour en arriver là il faut bien que cette municipalité soit déconsidérée à même pas un an de son élection.
est-il possible que les dossiers soient si mal préparés…ou trop bien préparés ? je connais plusieurs conseillers municipaux qui sont dans la majorité et je ne peux imaginer qu’ils soient d’accord avec ces méthodes. il faut qu’ils réagissent.