Oyez braves gens et vils manants, un régime politique renaît mercredi soir en conseil municipal de Haguenau. Claude Premier, roi de Haguenau et du reste des terres connues, par la grâce de Dieu et pour le salut du Peuple, sur sa tête sacrée, s’est posé la couronne .
Oncques ne vit telle puissance et telle assurance. Oncques ne vit telle mortaille, décolation et navrure de l’opposition. Mais écoutez donc, bélitres, l’histoire vraie et les premières chroniques du plus grand règne qui connut cette terre.
Comme dirait mon fils adoré : “babe, du exagereirch”. Ok j’avoue que mon introduction est un peu excessive. Mais jugez-vous même.
C’est dans les détails qu’on remarque la qualité de travail
Depuis maintenant plusieurs mois, j’attire de plus en plus systématiquement l’attention du maire sur les erreurs, omissions et facilités dans les dossiers qui sont présentés au conseil municipal. Pas un seul conseil, sans que je sois obligé de prendre la parole pour rectifier ou découvrir des erreurs matérielles, des subventions oubliées, des chiffres inexacts. Au dernier conseil, une délibération avait mal nommé une rue? Pas grave me direz-vous , mais les adjoints et le maire aurait du (re?)lire le dossier de séance et sans compter bien sûr sur le fait que la ville a un directeur général des services et un directeur général adjoint qui siège en conseil qui auraient du faire en sorte d’éviter ce genre d’erreur qui ne fait vraiment pas sérieux . Cette fois-ce, c’est à propos d’une délibération “technique” qui consistait à prolonger une convention entre Haguenau et Schweighouse à propos de l’entretien d’un feu tricolore. Le texte proposé au vote parle de télésurveillance de ce feu. j’interroge donc l’adjoint qui a présenté le rapport sur celle-ci. Réponse : en fait, on s’est trompé dans la rédaction du texte, il n’y a pas de télésurveillance à cet endroit.
“Le savant n’est pas celui qui trouve les bonnes réponses, c’est celui qui pose les bonnes questions.”
Cette citation de claude levi-strauss pourrait bien s’appliquer à (presque?) toutes les oppositions si elle n’était pas un peu trop flatteuse et orgueilleuse. Le problème ne se situe pas à ce niveau mais beaucoup plus fondamentalement à ce que chacun entend par démocratie et respect des concitoyens. Je m’explique.
Si personne ne peut plus juridiquement contester le résultats des élections municipales un an après, chacun doit aujourd’hui jouer son rôle. Au maire et aux adjoints de gérer les affaires et d’exécuter les décisions du conseil municipal, aux conseillers municipaux de voter les bons textes et de poser les bonnes questions soit pour comprendre les textes ou les enjeux qui lui sont présentés, soit pour que les réponses soient données aux habitants.
Il est donc légitime de poser des questions et il est tout aussi légitime d’avoir des réponses précises à des questions précises
Lors du vote du budget j’avais évoqué plus d’une douzaine de points dont j’attendais des éclaircissements. Réponse de l’adjoint : la prochaine fois faites-moi un courrier !Donc pas de réponse. Cette fois-ci, j’ai interrogé l’adjoint dans le cadre du plan de relance sur le fait que plusieurs chiffres inscrits dans le tableau budgétaire ne correspondaient pas aux chiffres qui avaient été voté il y a deux mois. Réponse : je confonds “nature et fonction ” des lignes budgétaire, ce qui veut dire en langage poli ( merci Jean-Michel) tu n’y comprends rien. Naturellement je relance mes questions en faisant remarquer que, par exemple, les sommes inscrits à l’article 213 du bugdet doivent être les mêmes que les sommes inscrites à l’article 213 du tableau présenté par la majorité dans le document de ce jour. Réponse, on a fait ce que l’Etat nous a dit de faire ( c’est-à-dire, vieille rengaine strasserienne, ce n’est pas nous c’est les autres). Puis réponse de monsieur le maire himself l’Etat vérifiera. En passant, claude sturni se sent obligé de remobiliser sa majorité, troublée par mes questions, de rappeler qu’il n’y pas de manipulation de sa part. Il aurait tellement été plus simple de me prouver par des chiffres clairs que mon analyse était erronée !
Non, je ne suis pas le seul à qui le maire refuse de répondre
Vous pourriez me dire
ui, mon cher Luc, tu em…bêtes tellement la majorité qu’elle ne te répond plus? c’est bien fait. Malheureusement, je ne suis pas le seul qui ne mérite pas de réponse. Ainsi, intervention de Christine Schweitzer, du groupe Audace et Convictions, intervenant en l’absence de Hugues Heinrich, sur le chantier Barberousse et souhaitant connaître où en est la “locomotive culturelle” qui a été promise par claude strasser et pierre sturni ( pardon c’est le contraire). Pas de réponse, il a fallu relancer le maire pour qu’il réponde…ce n’est pas nous, on n’a pas de nouvelles de l’opérateur ( quelqu’un peut-il transmettre le numéro de téléphone de bouygues?) il faudra demander plus tard, on verra sa réponse.
Mais tout cela n’est rien : Denis, à la niche !
Un degré supplémentaire a néanmoins pu être franchi par Claude Sturni. Denis Garcia a souhaité qu’une commission d’urbanisme soit mis en place où pourraient être examinés les problèmes d’aménagement de la ville. Réponse, rien. Requestion, rien. RE-RE question de Denis Garcia : “dites quelque chose : oui, non, peut-être, on va examiner ..mais répondez à ma question !”. Enfin, la réponse du pharaon sturni : “si je ne dis rien, c’est que c’est non”. Stupéfaction de toute l’opposition ( et aussi de quelques uns de la majorité…).
On peut légitimement s’interroger de la conception de la démocratie de monsieur Sturni. Je lui rappelle que Denis Garcia, comme tous les membres de ce conseil municipal sont des représentants des haguenauviens, ils ont droit bien sûr au minimum au respect personnel mais aussi droit à ce que le premier magistrat à travers les conseillers respectent les citoyens de cette ville. Une ville, et un conseil municipal, ne se gère pas comme une entreprise où le patron a tous les droits et les ouvriers celui de “se la fermer”. je conseille donc aux membres de la majorité de se cotiser pour acheter, comme l’a fait l’adjoint aux finances pour ses matières, quelques livres qui pourraient lui présenter le fonctionnement d’un régime démocratique.
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Bonjour Luc,
La lecture de votre analyse sur les réactions (ou bien le manque de …) ne m’étonne pas. Ce monsieur n’a que rarement pris la parole lors des Conseils municipaux de 2001 à 2008, si ce n’est pour lire à haute voix un texte déjà distribué aux conseillers.
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Une ville et son conseil municipal ne se gère évidemment pas comme une entreprise, quoique cette dernière puisse également être dirigée dans le respect des individus qui la composent.