Oui , il y a des moments où on n’ a pas envi que la réalité soit réelle, que le monde soit ce qu’il est et que la mort soit là.
Je savais que son état était inquiétant, que son état n’était pas celui dit dans les communiqués officiels, mais j’avais confiance en la volonté de vie d’Adrien. On m’avait rapporté qu’il allait très doucement mieux. J’en étais rassuré et confiant dans son retour non à la vie politique mais dans la vie tout court. J’avais entraperçu son épouse à Haguenau et je n’ai pas voulu la déranger. Je regrette cette pudeur car j’aurai aimé qu’elle lui transmette -une dernière fois- ma reconnaissance. Occasion à jamais ratée.
Et là, Adrien m’ a déçu. Ou plutôt la mort était plus forte que la volonté.
Avec Adrien, c’est la fin d’une époque; c’est la fin d’une histoire. Celle d’une certaine idée de l’Alsace centriste qu’il voulait sociale, européenne et humaniste.
Il m’arrivait de ne pas être d’accord avec lui et nous avions parfois des échanges cocasses. Mais je crois qu’il m’aimait bien et qu’il appréciait ma franchise. Moi aussi.
Adieu Adrien. Nous te pleurons tous.
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Adrien Zeller était un battant, qui incarnait les valeurs de notre région.
Je lui dois beaucoup ainsi que mon cousin Laurent de Saverne.
Etre à l’écoute et tenir ses promesses, celà aussi c’était Adrien.
Merci pour tout celà .
Patrick